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La phobie des avions

La phobie des avions - Faye Anderson

Sans Christine, je n’aurais jamais pu attraper mon avion. Elle est allée au plus vite, et malgré les inévitables ralentissements, j’ai pu arriver à la bonne heure pour l’enregistrement de mes bagages. Avant de partir, je m’étais assuré que je n’avais pas prévu de rendez-vous avec mon conseiller financier Montréal. J’ai aussi pris des médicaments contre le rhume, puisque j’en attrape un à chaque fois que je prends l’avion. J’avais déjà eu un séjour de gâché à cause d’un refroidissement. Je n’avais pas pu profiter de la piscine, ni même aller me baigner dans la mer, à cause de mon état de santé. Cette fois, j’avais tout prévu, même une couverture. Elles ne sont pas toujours fournies par les compagnies aériennes. Sur place, j’avais choisi d’être dans un hôtel avec plusieurs étoiles. Je voulais un maximum de confort, du personnel attentif et une chambre avec un grand lit et une salle de bains avec une baignoire.

Je n’avais pas pensé que Tom aurait un entretien avec un conseiller financier pendant mon absence. La proximité du lieu du rendez-vous avec mon appartement me poussa à proposer à Tom de venir dormir sous mon toit, même si j’étais absent. Belinda avait un double de mes clés et je lui ai expliqué la situation. Elle n’avait jamais rencontré mon frère. J’espérais qu’il viendrait à une heure pas trop tardive, dans la journée, car mon amie, passé un certain moment, ne pouvait plus être disponible. Elle s’enfermait dans sa chambre, et elle n’ouvrait plus à personne. J’ai donc prévu mon frère qu’il devrait être attentif à ne pas arriver trop tard. Il m’avait envoyé quelques messages par Internet, et je lui avais répondu au plus vite. Par contre, je ne pensais pas que, entre ma voisine et mon frère, l’entente serait aussi rapide.

Il me demanda de rester encore quelques jours chez moi. Je ne pouvais pas lui opposer un refus, d’autant plus que je sais qu’il est respectueux et qu’il ne laisserait pas mon logement en désordre. Savoir que mon habitation serait occupée, que mes plantes en pot seraient arrosées et que la lumière serait allumée, en soirée, c’était parfait. Un autre message me parvint, toujours de mon frère, quelques jours plus tard. Il voulait occuper mon logement jusqu’à mon retour. Je ne lui ai pas refusé cette prolongation. Il m’a même accueilli à l’aéroport à mon retour. Je sus enfin la raison de sa volonté à rester aussi longtemps chez moi.

À propos de l’auteur :

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Femme débordée, ce blog est né d’abord pour mes amies qui me poussent sans cesse à écrire, affirmant que j’ai du talent à défaut de temps. Une manière de me suivre ailleurs que sur les réseaux sociaux, je suppose. Alors je me lance ! Advienne que pourra …