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Le goût des petites choses

Le goût des petites choses - Faye Anderson

Retrouver une amie, c'est un peu comme se retrouver soi-même, ou en tout cas, retrouver une part de soi que l'on avait peut-être oublié.

Quand j'ai retrouvé Stéphanie, nous avons évoqué nos parcours respectifs, et nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup voyagé. Stéphanie m'a raconté ses séjours humanitaires en Afrique, et tout ce qu'elle a pu y apprendre sur ces cultures fondées sur la spontanéité et le présent. J'ai trouvé des points communs avec les cultures, que j'ai moi-même rencontrées en Europe de l'Est, notamment : ce goût de vivre, cette capacité d'apprécier les moindres petites choses, toutes ces choses qui nous paraissent évidentes, et souvent, que nous avons oublié en Occident. Par exemple, je me suis rendu compte récemment de la qualité de l air Montréal, lors d'une balade au lac des castors sur Mont Royal. Stéphanie, qui a aussi vécu en Chine pendant quelques mois, me disait que là-bas, l'air est irrespirable, et que les personnes y portent des masques au quotidien. Des amis à elle, expatriés, envisagent de rentrer, tant ils sont inquiets de tomber malades… C’est une chose à laquelle on ne pense pas, la qualité de l'air, et pourtant, c'est vital. 

Parmi les autres choses que l'on prend pour acquis, il y a par exemple les transports en commun, la poste, l'eau, le chauffage … Mais dès que l'une de ces choses ne fonctionne plus, alors on se rend compte de son importance.

C'est un peu pareil avec les amis ... Parfois, on croit qu'une amitié est acquise, et en fait, elle ne l'est pas. Au détour d'un problème ou d'un malentendu, on se rend compte que l'autre ne tenait pas à nous, et nous laisse tomber comme une vieille chaussette. Au contraire, parfois, quelqu'un vient nous aider, alors qu'on connaît très peu la personne et que l’on ne s’attendait à rien.  Et là, on se rend compte de l’importance d’avoir de vrais et bons amis, mais aussi, que les amis peuvent être à des endroits surprenants.

Stéphanie et moi, nous nous connaissions si peu, mais nous sommes devenues très proches, simplement parce que nous avions vécu chacune quelque chose de très grave, parce que cela nous a rendues sensibles à la souffrance de l'autre et à ce qui paraît évident, mais ne l'est pas toujours aux yeux d’autrui ... Dans nos mains tendues, c’était le cœur qui parlait.

En Afrique et en Europe de l’Est la solidarité est quelque chose de vital, d’essentiel ; un peu comme l’air … Pour bien respirer, il est bon d’être prêt à aider, les amis, mais les autres aussi.

À propos de l’auteur :

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Femme débordée, ce blog est né d’abord pour mes amies qui me poussent sans cesse à écrire, affirmant que j’ai du talent à défaut de temps. Une manière de me suivre ailleurs que sur les réseaux sociaux, je suppose. Alors je me lance ! Advienne que pourra …