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L'incendie

Si je n’avais pas allumé mon écran de télévision à ce moment précis, je n’aurais jamais entendu cette information si importante. J’avais posé devant moi un dossier que je devais terminer pour un syndic de faillite Saint-Eustache. J’ai donc appuyé sur la télécommande et j’ai vu que mon amie d’enfance, Céline, venait de subir un incendie dans son restaurant, qu’elle venait tout juste d’ouvrir. La catastrophe avait été déclenchée par un feu mal éteint, et des consignes de sécurité mal suivies. Les pompiers n’avaient pas pu arriver plus vite. Le bâtiment avait été dévasté par les flammes, et il n’en subsistait qu’un squelette calciné. Les images que j’ai vues m’ont beaucoup complètement bouleversée. J’ai tout de suite envoyé un message via mon réseau social à tous ceux qui avaient connu Céline. Nous devions nous occuper d’elle, lui remonter le moral et l’aider à se remettre de cet événement terrible. Un rassemblement, en son honneur, fut organisé à la hâte. 

Le samedi suivant, nous avons collecté des fonds pour qu’elle puisse redémarrer une activité professionnelle en attendant que les assurances règlent la facture des dégâts. Mon conjoint a lancé une excellente idée. Ses parents sont propriétaires d’un établissement hôtelier, et ils n’avaient plus de chef pour la cuisine de leur restaurant. Proposer à mon amie de prendre cet emploi en attendant que tout soit reconstruit, telle était ma mission, et je l’ai acceptée avec joie. La jeune femme en fut émue aux larmes. Elle m’a serrée dans ses bras. Deux jours plus tard, elle commençait à travailler. C’était une bonne solution pour la distraire de ses sombres pensées. Pour fêter ce nouveau départ, elle a organisé une petite soirée, entre amis, chez elle.

Comme toujours, elle nous a subjugués par sa maîtrise de l’art culinaire, et par son inventivité. Elle avait préparé des montagnes de chaussons aux viandes, des salades composées, des pâtés au foie gras… Les victuailles étaient admirablement présentées. J’ai dégusté des cuillerées apéritives au saumon et à la ricotta, des bouchées au poulet, des bouchées de crabe, absolument délicieuses. J’étais rassasiée lorsqu’elle a apporté le dessert. Une pièce montée de choux à la crème était recouverte d’un coulis au chocolat. Malgré mon estomac déjà bien rempli, j’ai goûté à ce délice. La nuit suivante, j’ai rêvé de desserts qui se suivaient, sans se ressembler, et de petits fours salés en quantité astronomique. Je me suis réveillée avec l’envie de prendre un déjeuner le plus léger possible.

À propos de l’auteur :

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Femme débordée, ce blog est né d’abord pour mes amies qui me poussent sans cesse à écrire, affirmant que j’ai du talent à défaut de temps. Une manière de me suivre ailleurs que sur les réseaux sociaux, je suppose. Alors je me lance ! Advienne que pourra …