• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Une tranquillité appréciée

Une tranquillité appréciée - Faye Anderson

Les pointes de mes cheveux étaient abîmées, mais je ne souhaitais pas les couper. Je ne voulais pas mettre de produits avec de la silicone, du parabène, ou des conservateurs ajoutés. J’avais quelques adresses de sites sur lesquels mes amies avaient pris des recettes de beauté naturelle. La publicite internet que je vis en surfant au hasard, pour des flacons vides et d’autres récipients, qui permettaient de garder ses cosmétiques fraîchement réalisés, m’intéressa tout de suite. Les pompes, fouets en bambous, mélangeurs avec un verseur, tout le matériel pour commencer était disponible. Je commandais ce qui me semblait indispensable pour débuter. La livraison de mon colis était prévue deux jours après ma commande, un délai court qui me convenait parfaitement. Je passais dans une librairie où des livres sur les huiles essentielles et leurs bienfaits, les plantes et les remèdes naturels pour entretenir son corps, des pieds à la tête, étaient légion.

Plusieurs rayons contenaient des ouvrages de référence sur ces sujets. Je pris un assortiment de base, comme me le conseilla la libraire. Cela me donnerait des connaissances qui m’aideraient à fabriquer mes propres produits de beauté. J’étais repartie avec une dizaine de bouquins. J’avais mon weekend de libre, toute seule, mon conjoint étant parti voir ses parents. Ils habitaient à l’extérieur de la ville. La fin de l’été était le moment idéal pour aller les voir avant que la saison froide arrive et que nous ne puissions plus nous déplacer aussi facilement. Je n’avais pas pu l’accompagner, car il partait le vendredi après-midi, et je ne pouvais pas m’absenter de mon bureau ce jour-là.

Je passais chez un traiteur chinois que j’aime beaucoup. Ses nouilles sautées sont divinement bonnes, et son porc au caramel est si délicieux, que j’en engouffre des quantités astronomiques en un temps record. Je fis un détour pour passer chez un pâtissier qui prépare des gâteaux aux trois chocolats, des mousses séparées par un biscuit fait de noisettes et de farine de sarrasin. Par chance, il lui en restait juste un. Je repartis avec ma douceur comme un trophée. De retour à la maison, je ne parvenais pas à retrouver mes clés dans mon sac à main. Je dus le vider en grande partie sur le paillasson pour me rendre compte, finalement, qu’elles étaient dans la poche intérieure de ma veste. Dès mon entrée, je me précipitais dans la cuisine pour réchauffer mon repas. J’étais enfin tranquille.

À propos de l’auteur :

author

Femme débordée, ce blog est né d’abord pour mes amies qui me poussent sans cesse à écrire, affirmant que j’ai du talent à défaut de temps. Une manière de me suivre ailleurs que sur les réseaux sociaux, je suppose. Alors je me lance ! Advienne que pourra …